dimanche 9 septembre 2007
Weeds
Dès que j'ai entendu parler de cette série, je n'ai pas supporter d'attendre qu'elle passe sur une chaîne hertzienne, d'autant qu'au vu du sujet, je pourrais encore attendre longtemps... donc j'ai acheté la première saison en dvd. Si j'avais su que les épisodes étaient si courts (format 26 minutes) et que cette saison ne comportait que 10 épisodes, j'y aurais sûrement réfléchi à deux fois... et j'aurais eu tort car elle en vaut vraiment la peine!
Cette actrice qui joue Nancy Botwin, je l'avais déjà croisé quelques fois à la télé mais je ne m'en souvenais pas, pauvre de moi! Elle est pourtant lumineuse. Un sourire à tomber par terre qui la rend presque candide... pour une dealeuse, c'est plutôt pratique!
Nancy a perdu son mari (interprété par Jeffrey Dean Morgan qu'on a vu aussi jouer le père des frangins de Supernatural et le fiancé décédé de Izzie dans Grey's Anatomy:
des rôles toujours trop discrets malheureusement car cet acteur, qui
était encore il y a peu le petit ami de l'actrice principale, est
vraiment, vraiment charmant!) et pour maintenir son train de vie, elle vend de la marijuana à ses voisins. Pas à tous ses voisins non plus, on est dans une banlieue chic ici... ceux qui consomment restent très discrets sur le sujet.
Nancy
a deux garçons, un qui tire sur les animaux sauvages en cavale et
l'autre qui aimerait tirer davantage son coup... Ah! L'adolescence...
Nancy doit gérer seule les frasques de son fils aîné et empêcher que le
cadet ne devienne un mini psychopathe. En cela, elle n'est surtout pas
aidée par Andy, son beau-frère qui débarque comme un cheveu dans la
soupe et qui veut à tout prix participer et profiter du juteux bizness
de sa belle-soeur!
Andy est capable du pire mais son personnage devient attachant malgré lui, tout comme celui de Célia, une voisine qui ne déparerait pas dans Wisteria Lane. Celle-ci découvre que sa vie idéale est un vrai "foutage de gueule" entre une fille trop ronde à son goût qui se gave en douce pour ne surtout pas ressembler à sa mère, un mari qui la trompe avec une prof de tennis qui manie parfaitement la raquette, et un cancer qui lui tombe dessus histoire de bien enfoncer le clou. Mais le malheur va si bien à Célia qu'on en redemande! Et puis c'est dans ces moments là qu'on reconnaît ses vrais amis...
Quant au business à proprement parler, il apporte son lot de personnages hauts en couleurs lui aussi! Le fournisseur de Nancy est une mamma black gouailleuse d'une banlieue très différente du genre de la sienne... les transactions se passent toujours dans le QG d'Heylia: sa cuisine! Les dialogues ou monologues de cette dernière sont savoureux, tout comme les gâteaux que va se mettre à faire Nancy pour mieux vendre son herbe!
Sexe, drogue et dialogues à se tordre, c'est la recette de cette série unique en son genre! Un vrai régal!
jeudi 10 mai 2007
Off Prime
La nouvelle série de M6 diffusée pour la première fois hier après la Nouvelle Star raconte la vie trépidante et parfois absurde d'une jeune animatrice nommée Virginie Efira. Toute ressemblance avec une personne travaillant effectivement sur M6 n'est absolument pas fortuite.
Dans cet épisode, présenté comme le premier mais qui en réalité est le deuxième de la saison, Virginie apparaît dans un magazine people aux côtés de Michael Youn dans une étreinte équivoque. Mais de nos jours, qui croit encore à ce que raconte la presse?! La femme de Michael apparemment car elle demande le divorce... Parallèlement, Carole, la meilleure amie de Virginie qui squatte actuellement chez cette dernière avec son petit ami Sam se retrouve parasitée par un embarrassant donneur de leçon. En ces temps difficiles, il est si facile de jouer avec la cupabilité des gens! Quant à Sam, il s'ennuie si ferme dans son boulot qu'il se laisse persuadé de se faire licencier pour obtenir de généreuses indemnités. Un chômeur de plus ou de moins ne changera pas grand chose à la bonne santé de l'emploi, c'est évident...
Mais comme il y a une morale dans le monde impitoyable de la télé, du moins dans la fiction, les manipulés finissent par prendre leur revanche sur les manipulateurs et tout est bien qui finit bien... ou presque parce que sinon, ça ne serait pas drôle!
Drôle justement, ce premier épisode ne l'est pas tant que ça. Mais la téléspectatrice que je suis sait qu'une série a besoin de temps pour se rôder, d'autant que celle-ci est prometteuse. Les dialogues coulent de source grâce au talentueux Simon Astier, qui joue également Sam. On a pu le découvrir avec son frère Alexandre Astier dans Kaamelott. Je lui reproche d'ailleurs sa façon de jouer trop similaire à celle du roi Arthur. C'est assez troublant... même si effectivement, ça fonctionne très bien.
Le scénario fonctionne bien aussi et Virginie Efira est complètement crédible.
Si la série ne m'a pas totalement emballée, c'est en fait à cause des inégalités. De rythme et de talents. Certains personnages sont soit trop caricaturaux soit trop fades, comme si souvent dans la fiction française... et comme la série est nouvelle, il est pour l'instant difficile de ressentir de l'empathie pour les personnages secondaires, pas franchement attachants au demeurant. Ce qui n'est le cas de la fraîche Virginie Efira. Celle-ci bénéficie en effet de son fort capital sympathie. De plus, et malgré la difficulté de ne pas se substituer à son personnage, l'actrice arrive à coller à son rôle d'animatrice sans tomber dans la caricature. On la reconnaît parfois, grâce au sens de l'auto-dérision et la simplicité qui la caractérisent par exemple mais on ne la confond jamais.
Le rôle des guest-stars n'est pas négligeable non plus à ce qui fera je l'espère, le succès d'Off prime. Il est assez étonnant de voir des stars du petit écran jouer leur propre rôle, on peut d'ailleurs les saluer pour avoir oser. Et c'est assez réjouissant. A commencer par ce pauvre Michael Youn complètement défait face à la compatissante Virginie et qui passe du larmoyant au menaçant avec talent! J'ai hâte de découvrir les prochains "invités" et leurs prestations. Bien certaine que Bruno Solo qui réalise la fiction, saura les employer à bon escient!
Avec le temps donc et le talent de ses auteurs, je suis certaine que cette série saura gagner et garder l'amour du public. Patience alors et longue vie à Off Prime.
lundi 30 avril 2007
Kaamelott
La série imaginée et réalisée par Alexandre Astier est passée du mini au grand format ce soir. En prime-time, rien que ça!
Ces deux épisodes de 52 minutes ouvrent le Livre V qui sera lui-même composé d'épisodes de 7 minutes chacun (une saison = un Livre = 100 épisodes de 3mns jusqu'à présent).
Un vrai succès donc pour un scénariste-réalisateur-compositeur-acteur ( !!! ) qui le mérite bien.
Cette série qui a parfaitement su remplacer Caméra Café sur M6 a de beaux jours devant elle, pour mon plus grand plaisir!
La légende du Roi Arthur offre de multitudes de possibilités scénaristiques qu'Alexandre Astier exploite avec talent, on ne se lasse donc pas, ni de l'histoire ni des nombreux personnages tous plus loufoques les uns que les autres et malgré tout, si crédibles! Les beaux-parents absolument imbuvables, les chevaliers incompétents mais si sympathiques, tous, que ce soit les magiciens, les paysans, les maîtresses ou les notables sont incroyablement bien interprétés! Au point que l'on se demande quelle est leur part de composition dans tout ça! Non, sincèrement, je suis subjuguée par le jeu des acteurs qui savent si bien se balancer dans la tronche des petites merveilles de dialogue sans en avoir l'air...
Pas étonnant que la série soit devenue culte si rapidement!
J'avais peur justement qu'à cause des nouveaux formats proposés et de l'ambition d'Alexandre Astier de rendre sa série plus réaliste, la téléspectatrice que je suis y perde en plaisir. Je tire en effet l'essentiel de mon plaisir dans les diatribes corrosives et surréalistes des personnages principaux... alors même si j'adore l'univers excaliburien de Kaamelott, j'en ai lu assez sur la légende propre pour chercher autre chose dans la série! Autant dire que j'attendais avec quelque fébrilité la formule de ce soir. Ouf! Kaamelott n'a rien perdu de sa verve et même, elle s'est enrichie grâce à la nouvelle orientation narratrice. Décors plus somptueux, guest-stars à la queue leu leu (Alain Chabat entre autres tout simplement impeccable en gentil Duc d'Aquitaine!)... il n'y a rien à dire de plus de cette mouture si ce n'est "longue vie au Roi Arthur et merci, oh oui! Un grand merci à Monseigneur Astier!"
Malcolm
Je n'ai pas découvert cette série en 2001 lors de sa première diffusion en France mais bien plus tard, à mon grand regret! Tout simplement parce qu'elle était diffusée à des horaires me laissant penser qu'il s'agissait encore d'un soap célébrant la famille américaine si chère à M6! Victime de mes préjugés, il a fallu qu'un ami m'en parle pour que je jette un oeil. Depuis j'ai gardé les deux rivés à mon petit écran, ricanant bêtement devant les inventions toujours plus délirantes d'Hal et de ses insupportables mômes pour rendre complètement folle leur mère légèrement tyrannique, Loïs!
Après avoir donc vu le tout dernier épisode de Malcolm il y a quelques jours, je redécouvre avec bonheur les premières saisons de la série sur M6. Cette chaîne, si célèbre pour ses rediffs en série ( !!! ) me sort bien souvent par les yeux (en re-re-repassant Sex and the City en deuxième partie de soirée pour sacrifier Scrubs vers 1h du mat chaque vendredi pour le dernier exemple en date!) mais en choisissant de rediffuser Malcolm, encore et encore vers midi, plutôt que Madame est servie ou La petite maison dans la prairie, elle fait enfin le bon choix! En parlant de La petite maison... j'ai découvert que le créateur de Malcolm, le fameux mais si mystérieux Linwood Boomer, n'était autre qu'Adam, le mari aveugle de la non-moins-voyante Marie Ingalls! D'ailleurs, je détestais son personnage à l'époque... comme quoi la vie réserve de belles surprises à la téléspectatrice que je suis!
Il faut être sacrément génial pour avoir imaginer une famille aussi parfaitement barrée... certes, le script de départ, Linwood Boomer l'avait en lui: il était le troisième d'une fratrie de quatre gamins et, surdoué, il a lui-même connu la classe spéciale réservée aux têtes d'ampoule dans son genre... toutefois j'espère pour lui que la ressemblance s'arrête là! Surtout pour sa mère en réalité... Comment fait donc cette pauvre Loïs pour réussir à garder son sang froid dans les improbables situations où la plongent quotidiennement ses fils et son grand dadais de mari?! Oh! Bien sûr, elle pique quelques crises et fait preuve d'un indéniable talent pour imaginer des punitions à la hauteur du génie de sa marmaille mais tout de même! A sa place, il y a bien longtemps que j'aurais lâché tout ce petit monde pour m'exiler en Alaska, à la place de mon fils aîné! Un Francis qu'elle n'a pas hésité à envoyer à l'école militaire d'ailleurs! Elle en aurait probablement fait de même avec le suivant, Reese, si elle n'avait pas craint de ne plus revoir le "pire" de ses fils en vie en l'envoyant loin du giron maternel.
En réalité, Loïs est une mère et une épouse formidable! Ce n'est quand même pas sa faute si elle a la famille la plus désastreuse d'Amérique... après les Simpson bien sûr! Certes, Hal est plus sympathique qu'Homer puisque fondamentalement bon, lui! M'enfin, un mari pareil, je ne le souhaite pas même à ma pire ennemie! Attention, j'adoOore Hal! Sincèrement, c'est même mon personnage préféré: il est si... euh... si "extraordinaire", au sens premier du terme! Mais ce n'est pas un adulte... Loïs est la seule à pouvoir prétendre avoir un semblant de volonté et d'autorité dans sa maison. On aurait pu penser que le génie de Malcolm rachèterait les autres mais même avec la meilleure volonté, celui-ci ne peut pas s'empêcher de s'empêtrer dans la vie... quant à Dewey, le petit dernier, il est probablement le plus dangereux de tous! Machiavélique, sans scrupules et déterminé, il ne doit ses ennuis auprès de ses frères qu'à son statut de petit dernier!
Heureusement pour lui et malheureusement pour ses parents, ces derniers vont avoir la surprise d'un nouveau venu dans la famille: Jamie! En effet, Jane Kaczmarek qui incarne Loïs était enceinte de son troisième enfant pendant la saison 4. Tant mieux: son rôle ne l'a pas complètement dégoûté de la maternité! Comme souvent dans ces cas-là, les scénaristes ont donc introduit la grossesse de Jane dans l'histoire. Pour autant, Jamie prend toute sa place au fur et à mesure des saisons et ne fait donc pas seulement office d'anecdote dans la série. Il en est de même des personnages secondaires de Malcolm, ils sont un indéniable bonus pour cette famille déjantée!
Encore une fois, à cause de Malcolm je suis totalement sous l'emprise de ma télé...
C'est grave docteur?
















