mardi 15 mai 2007
Pekin Express
Ce divertissement est pour moi l'un des meilleurs jamais diffusé en France. Cette aventure commencée l'année dernière et diffusée alors uniquement le dimanche après-midi a su me captiver dès ses débuts.
Parties de Pékin, 10 équipes de deux personnes vont s'affronter pendant 10 000 km pour rejoindre Bombay. Chaque étape en verra une se faire éliminer. Les autres continueront de courir avec seulement un euro par jour, à eux de se débrouiller pour manger et dormir chez l'habitant!
L'une des particularités de cette émission, c'est la diversité de ses duos. Bien sûr, on découvre des équipes jeunes et dynamiques qui paraissent avoir toutes les qualités pour remporter le jeu. Mais justement, il ne suffit pas d'être fort, jeune et sportif pour arriver en tête de chaque étape. Il est révélateur en ce sens de constater à quel point le couple Nicole et Thibert (68 ans pour ce dernier) a tenu bon cette saison, comme le duo de papys de la saison dernière! Les femmes cette année sont décidemment à l'honneur! La semaine prochaine verra deux équipes 100% féminines s'affronter en finale!
Un grand chapeau à ces 4 dames qui ont fait preuve de tant d'abnégation, de courage et de ténacité pour en arriver là! Qui aurait parier à l'origine sur les deux meilleures amies (25 ans chacune, sexys en diable et danseuses de leur métier) et sur les deux cousines marseillaises (quarantenaires ultra féminines et commerciales dans la vie) ? Pas moi en tout cas... bien qu'au fil du jeu, ce sont justement ces deux équipes qui avaient ma préférence! Parce qu'elles sont sympathiques, respectueuses et ont su garder un moral d'acier malgré les difficultés supplémentaires!
Le duo Nelly et Fabien (frère et soeur) a donc été éliminé ce soir. Les pleurnicheries et le mauvais esprit de la grande soeur n'avait cessé de m'agacer durant le jeu et je m'étonne qu'elle soit arrivée aussi loin. Bien sûr je n'oublie pas que cette jeune maman devait souffrir de la séparation d'avec sa petite fille et son mari et que ses nerfs devaient être mis à rude épreuve quand plusieurs dizaines d'indiens curieux l'encerclaient. Il est regrettable cependant qu'elle ait donné une si mauvaise image de la France quand les autochtones ont été si accueillants et généreux, si fiers eux-mêmes de faire honneur à leur pays.
Mais ce n'est pas la seule à m'avoir irrité ces dernières semaines. Je repense à cette pauvre Nathalie qui a dû partir avec Guillaume, un candidat qu'elle n'avait jamais vu auparavant et qui très vite, s'est montré odieux dans le jeu mais surtout avec elle. Quant au couple Tibert et Nicole, il s'est montré particulièrement infect et de mauvaise foi avec une jeune chinoise qui les avait pris dans son taxi. Il était évident que cette dernière n'avait pas compris que ces français n'avaient pas d'argent pour la course mais ces deux-là ont préféré profiter de sa naïveté pour avancer. Une fois arrivés évidemment, la conductrice a demandé son dû et a été très choquée de se faire insulter et bousculer en retour. La compétition et son contexte n'excusent pas à mes yeux qu'on traîte ainsi les gens et c'est donc avec soulagement que j'ai vu ce couple se faire éliminer finalement.
A l'intérieur des binômes aussi les mots ont parfois été durs! Notamment dans les duos Père-fille et Mère-fille. La relation parent-enfant n'étant déjà pas évidente dans la vie de tous les jours, le jeu a largement amplifié les discordances. Ainsi Cécilie, 28 ans, qui insulte son père à chaque contrariété (et elles sont nombreuses dans Pekin Express!) et ce dernier qui attend stoïquement que ça passe... jusqu'à ce que ça claque! Ce qui n'était pas le cas de Monique qui reprenait sa fille de 18 ans, à chaque fois que cette dernière dépassait les bornes selon elle, quitte à lui donner une leçon de savoir-vivre plutôt que d'aller stopper une voiture. Certes, elles n'ont pas gagné le jeu mais elles n'auront pas à rougir de leur comportement une fois revenues en France.
Heureusement, la plupart du temps, les équipes se sont bien comportées, je les ai même trouvées plus fair-play que l'année dernière. Malgré la compétition, elles ont su profiter de la merveilleuse opportunité qu'offre l'émission pour découvrir, émerveillées, de nouveaux mondes. Des paysages somptueux et des populations locales chaleureuses dans l'ensemble. Le Népal notamment avec ses enfants si souriants et ses adultes si accueillants ont fait bonne impression. L'émission a cet avantage de nous faire voyager au coeur de ces pays sans bouger de notre canapé!
Les épreuves d'immunité sont adaptées aux traditions locales et nous permettent d'en découvrir davantage sur celles-ci. Ainsi on a pu voir des candidats faire du polo à dos d'éléphant, tirer des chèvres dans le désert ou s'essayer à la pêche au cormoran! Moins ragoûtante, l'épreuve qui obligeait les participants à manger des spécialités fort appréciées en Chine mais ô combien peu appétissantes pour nos papilles occidentales: au menu, pattes de poulet à peine frites et oreilles de cochon laquées! Bon appétit!
Ils se sont régalés aussi nos candidats quand ils se sont offert, toujours en Chine, un repas au restaurant. Incapables de lire les idéogrammes, ils ont choisis au hasard et se sont retrouvés sans le savoir à manger du chien! C'est en voyant les cadavres des pauvres animaux dans des seaux derrière le restaurant que la différence de culture leur a sauté aux yeux... pour leur rester en travers de la gorge!
L'aventure Pekin Express est loin d'être une balade de santé... rien n'aura été épargné aux candidats, ni l'hostilité des lieux ni celles parfois de leurs habitants. Il faut un sacré courage pour se lancer dans l'aventure et c'est ce que je souhaite aujourd'hui à tous ceux qui d'ores et déjà se sont inscrits pour l'année prochaine!
Elephant
Arte a eu la bonne idée de diffuser, à l'occasion du 60ème Festival de Cannes, le film primé de Gus Van Sant: Elephant. Et mercredi, la chaîne diffusera un autre film du réalisateur: Gerry.
Elephant est un film largement inspiré de la tuerie de Columbine en 1999. Mais contrairement au documentaire coup de poing de Michael Moore, Bowling for Columbine, le film de Gus Van Sant ne dénonce rien. Il se contente de montrer des lycéens anodins dans un lycée banal en train de mener leur petite vie terne jusqu'au drame. Une vie d'adolescent en somme. On sombrerait vite dans l'ennui si la mise en scène n'était pas si hypnotique. D'autant qu'on connaît la fin et en attendant ce dénuement sanglant, on se sent presque obligé de se prendre d'affection pour ces mômes sans relief. Des personnages plus vrais que nature interprêtés par des amateurs, ce qui rajoutent au réalisme des scènes. Les scènes justement, lentes, filmées par un seul point de vue, ont cette langueur si typique à l'adolescence. Le film donc ne prend pas parti. A chacun donc de réagir en fonction de sa propre sensibilité et d'éprouver de l'empathie, ou non.
En ce qui me concerne, j'ai un vrai problème avec l'adolescence en
général et il m'est donc impossible de compatir sincèrement à la
détresse de certains des élèves suivis magistralement par la caméra de Gus Van Sant.
Que cette période de notre vie soit si difficile qu'elle nous fasse
parfois faire n'importe quoi, c'est une réalité qu'on se prend en
pleine figure tous les jours. Des ados qui se suicident, qui se
trucident, d'autres qui violent, qui se moquent ou qui se droguent,
c'est le quotidien banal d'une société comme la nôtre. Que les années
collège et lycée soient si interminables de souffrance qu'on en vienne
un jour à prendre un fusil d'assaut pour dégommer toute sa classe,
c'est un fantasme récurrent chez certains. Et compréhensible... Mais
rien ne justifie le passage à l'acte. A part la folie. Dans le film Elephant,
les deux ados flingueurs ne paraissent pas plus fous que les autres,
ils sont juste un peu à part. On l'est tous plus ou moins à cet âge
là, persuadé que l'on est d'être à ce point unique! Après, on s'intègre
bien ou pas. Ces deux ados là, ils ne s'intègrent pas bien. Et faut
croire qu'ils le vivent mal quand on voit le plaisir réel qu'ils ont à
tirer sur tout ce qui bouge dans ce fichu lycée... On pourrait penser
alors que malgré la violence et la froideur de leur acte, il ne
s'agirait là que d'une vengeance en réalité. Contre un monde qui ne
leur sied pas, qui ne les comprend pas. Il ne leur vient pas à l'idée
qu'ils peuvent changer intérieurement afin de ne plus être touché par
l'indifférence ou les sarcasmes de leurs camarades. Il ne leur vient
pas à l'idée que chacun souffre à sa manière et que la leur n'est pas
la pire. Il leur vient par contre à l'idée que tirer dans le tas et se
suicider après est une solution parfaitement adéquate!
Ce qui me
gêne, outre le fait que la réponse de ces deux idiots est parfaitement
disproportionnée, c'est la préméditation de la chose. Ces mômes ont le
temps de la réflexion. Ils ne font pas partie d'un gang où l'on se tire
dessus comme on se dit merde. Ce ne sont pas non plus des kamikazes
embrigadés qui défendent une cause qu'ils croient juste. Bien sûr, ils
défendent une cause: la leur. Celle de leur égo démesuré. Car il n'y a
pas plus égocentrique qu'un adolescent .
Il est probable que
seul l'un des deux soit un psychopathe, l'autre se contentant d'être un
mouton. D'ailleurs c'est l'impression que l'on a dans les dernières
images du film. Si on adhère à cette thèse, on peut estimer que le
drame de Columbine n'est pas un symptôme de notre époque tourmentée
mais juste un fait divers à mettre sur le dos des sociopathes. De là à
se demander comment un psychopathe latent en vient à se concrétiser, il
n'y a qu'un pas. Que je ne franchirais pas aujourd'hui!
vendredi 11 mai 2007
Tropiques Amers
Il est rare que je regarde les épopées télévisuelles... d'abord parce que je ne suis pas fan de la fiction française, ensuite parce que je n'aime pas le découpage en plusieurs parties. Obligée de suivre chaque semaine les aventures d'une famille française dans les aléas de l'histoire, au risque de louper sur une autre chaîne peut-être un super film, je me sens contrainte. Evidemment, rien ne m'oblige mais une fois commencée, il est difficile de résister à l'envie de connaître la suite et fin de la saga. C'est donc pour cette raison essentiellement que je ne me laisse jamais à regarder le pilote d'une nouvelle saga.
Et puis voilà que ce soir, parce que les autres programmes ne me séduisaient pas (une rediff de NCIS sur M6 et un remake d'une série américaine sur TF1 entres autres), j'ai commencé à suivre Tropiques amers, un téléfilm à épisodes donc, retraçant la vie d'esclaves dans une plantation de Martinique. On se laisse vite prendre par l'ambiance de cette "fiction" si réelle pourtant. Les décors lumineux et verdoyants de l'île, les contrastes de peaux et de costumes, le jeux des acteurs... et l'histoire bien sûr, si tragique, si humaine... anecdotique dans la grande Histoire de l'esclavage mais qui l'illustre si bien! L'amour aussi qui sauve ces hommes et ces femmes mais qui les perd aussi... tous les ingrédients sont réunis pour faire de cette fiction un joli succès et une référence dans la commémoration de l'esclavage à la télé.
Je me suis donc laissée embarquer en Martinique ce soir et malgré le voyage douloureux, il y a des chances pour que celui ci soit suivi de beaucoup d'autres, chaque jeudi sur France 3.
jeudi 10 mai 2007
Nouvelle Star 2007
Pour la cinquième année consécutive et après le succès phénoménal de la dernière saison, je craignais réellement que la Nouvelle star ait fini de me faire rêver. Qu'on se le dise, je ne suis pas du tout amatrice de musique dans la vie. Je n'écoute jamais de cd et quand j'allume la radio, c'est uniquement pour écouter Europe1 ou RMC. De plus, je déteste les émissions de variétés, les chanteurs français m'ennuient et jamais je ne pourrais me taper un prime de la Star' Ac en entier. Alors que je regarde chaque nouvelle émission de la Nouvelle star avec jubilation! Comment expliquer ça?! Enfin c'était moins vrai depuis le début de cette saison... malgré les excellentes prestations de certains candidats, je n'ai pas encore été emportée par la vague comme lors des saisons précédentes. Déçue aussi par l'élimination massive et injuste à mon humble avis de non-connaisseuse de trop de bons candidats. Heureusement, les dernières émissions et surtout celle d'hier m'ont réconcilliées avec le vote du public.
Et puis hier justement, le fameux Julien s'est lancé dans une interprétation toute personnelle de Moi, Lolita initialement composée pour Alyzée. Je m'attendais à un truc rigolo. Une paradie talentueuse de la chanson sucrée de la Lolita originale. Mais certainement pas à ce truc magnifique qui s'est passé hier soir sur la scène de Baltard.Julien est définitivement pour moi un artiste à part entière. J'ai rarement été bluffée comme ça. Il a une technique formidable, il joue avec les nuances de sa voix avec beaucoup d'émotion et de talent et jamais pourtant on n'a ressenti que l'exercice était difficile pour lui! Il a réalisé une véritable performance sans ridiculiser le texte, bien au contraire, il a su magnifier les paroles!
J'ai adoré Christophe Willem l'année dernière, ainsi que Miss Dominique, plus encore que Myriam Abel qui m'avait pourtant époustouflée la saison d'avant. Je suis également tombée sous le charme ravageur de la voix rockeuse et du jeu scénique de Steve Estatof et si je n'ai pas du tout été touchée par Jonathan Cerrada ni par Amel Bent, je l'ai été par la mélancolie mélodieuse de Thierry Amiel. Bref, aucune saison ne m'a laissée indifférente et je suis plus que ravie de constater que cette année ne déroge pas à la règle!
Le jury ayant signé pour 10 saisons supplémentaires, il aurait été dommage en effet que le programme ne me séduise déjà plus au tiers de sa vie... c'est en grande partie grâce au jury d'ailleurs que le programme fonctionne si bien. Non pas seulement à cause de leur talent pour recruter de potentielles nouvelles stars mais surtout pour leurs personnalités très remarquées...
Marianne James, LA femme de ce quator, Femme juqu'au bout des ongles, se fait remarquer par ses coups de gueule à répétition. Que ce soit pour dénoncer la production et ses décisions discutables, le public et ses votes incontrôlables ou les artistes et leurs performances négligeables, elle n'épargne personne. Ainsi hier soir, elle humiliait Soma, le candidat finalement éliminé, avec décontraction et insolence. Ce qui n'a pas été du goût du jeune homme puisqu'il est parti de la scène sans y être invité par une Virginie Efira très gênée. Les excuses de Marianne n'y pourront rien car bien qu'au fond, beaucoup pensent comme elle (moi la première), la forme reste moyennement classe. Et j'ai la conviction que la dame vaut mieux que ses sautes d'humeur contestables. Dommage car on ne retient que ça...
Dove Attia, producteur de son métier, est bien loin de l'image quasi caricaturale qu'il donnait aux débuts du programme. On a découvert au fil des émissions, un homme capable de s'émouvoir, enthousiaste, prêt à défendre vigoureusement ses points de vue et non dépourvu d'humour. Son charme de petit garçon d'ailleurs ne laisse pas Marianne indifférente. Mais s'il sait se faire attendrissant, il peut aussi être d'une impressionnante mauvaise foi et son caractère vif rend parfois la cohabitation avec les autres jurés difficile.
Manu Katché est LE musicien de l'émission. Une vraie référence. Un rien prétentieux, comme les gens trop sûrs d'eux, il a tendance à agacer. Surtout qu'il ne consent aucune concession. Toujours est-il que les candidats redoutent énormément son avis. Au casting, il est en effet impitoyable. Pour avoir jouer avec les plus grands artistes de sa génération, il estime n'avoir pas de temps à perdre et va à l'essentiel. Elitiste, il est difficile à séduire mais quand il l'est, ses compliments valent de l'or. Son sourire aussi.
André Manoukian semble venir d'ailleurs... lunaire, il énonce des critiques en forme de poème aux doux relents d'érotisme pervers mais ce satyre au regard tendre semble être le plus sympa des jurés. Terriblement humain, sensible autant que charmant, il a un faible pour les femmes enfants. De bonne composition, il se laisse rarement aller aux accès de colère de ses compagnons mais quand il tient réellement à un(e) candidat(e), il est plus têtu que les trois autres réunis... Heureusement car dans ces cas-là il a toujours raison!
Face à ce juré d'exception, il fallait une forte personnalité pour tenir l'émission. Benjamin Castaldi officiait parfaitement dans ce rôle mais les aléas du monde pas toujours merveilleux de la télé ont fait que depuis la dernière saison, Virginie Efira, la douce et blonde animatrice venue de Belgique a dû le remplacer. Avec humilité mais brio, elle a relevé ce défi et réussit à se faire respecter par le jury. Parfois, sans doute par peur de perdre du terrain, elle tient la bride un peu trop fort mais en général, elle arrive à doser avec tact le temps de parole de chacun afin qu'il puisse s'exprimer sans empiêter sur le temps des candidats. L'émission étant diffusée en direct, personne n'a le droit à l'erreur. Le jury sait parfaitement profiter du direct justement pour faire valoir leurs coups de gueule. On assiste donc parfois à des débordements et fondés ou non, c'est toujours un vrai bonheur! Le formatage étant la règle générale à la télévision, une exception comme la Nouvelle Star a de beaux jours devant elle...
Off Prime
La nouvelle série de M6 diffusée pour la première fois hier après la Nouvelle Star raconte la vie trépidante et parfois absurde d'une jeune animatrice nommée Virginie Efira. Toute ressemblance avec une personne travaillant effectivement sur M6 n'est absolument pas fortuite.
Dans cet épisode, présenté comme le premier mais qui en réalité est le deuxième de la saison, Virginie apparaît dans un magazine people aux côtés de Michael Youn dans une étreinte équivoque. Mais de nos jours, qui croit encore à ce que raconte la presse?! La femme de Michael apparemment car elle demande le divorce... Parallèlement, Carole, la meilleure amie de Virginie qui squatte actuellement chez cette dernière avec son petit ami Sam se retrouve parasitée par un embarrassant donneur de leçon. En ces temps difficiles, il est si facile de jouer avec la cupabilité des gens! Quant à Sam, il s'ennuie si ferme dans son boulot qu'il se laisse persuadé de se faire licencier pour obtenir de généreuses indemnités. Un chômeur de plus ou de moins ne changera pas grand chose à la bonne santé de l'emploi, c'est évident...
Mais comme il y a une morale dans le monde impitoyable de la télé, du moins dans la fiction, les manipulés finissent par prendre leur revanche sur les manipulateurs et tout est bien qui finit bien... ou presque parce que sinon, ça ne serait pas drôle!
Drôle justement, ce premier épisode ne l'est pas tant que ça. Mais la téléspectatrice que je suis sait qu'une série a besoin de temps pour se rôder, d'autant que celle-ci est prometteuse. Les dialogues coulent de source grâce au talentueux Simon Astier, qui joue également Sam. On a pu le découvrir avec son frère Alexandre Astier dans Kaamelott. Je lui reproche d'ailleurs sa façon de jouer trop similaire à celle du roi Arthur. C'est assez troublant... même si effectivement, ça fonctionne très bien.
Le scénario fonctionne bien aussi et Virginie Efira est complètement crédible.
Si la série ne m'a pas totalement emballée, c'est en fait à cause des inégalités. De rythme et de talents. Certains personnages sont soit trop caricaturaux soit trop fades, comme si souvent dans la fiction française... et comme la série est nouvelle, il est pour l'instant difficile de ressentir de l'empathie pour les personnages secondaires, pas franchement attachants au demeurant. Ce qui n'est le cas de la fraîche Virginie Efira. Celle-ci bénéficie en effet de son fort capital sympathie. De plus, et malgré la difficulté de ne pas se substituer à son personnage, l'actrice arrive à coller à son rôle d'animatrice sans tomber dans la caricature. On la reconnaît parfois, grâce au sens de l'auto-dérision et la simplicité qui la caractérisent par exemple mais on ne la confond jamais.
Le rôle des guest-stars n'est pas négligeable non plus à ce qui fera je l'espère, le succès d'Off prime. Il est assez étonnant de voir des stars du petit écran jouer leur propre rôle, on peut d'ailleurs les saluer pour avoir oser. Et c'est assez réjouissant. A commencer par ce pauvre Michael Youn complètement défait face à la compatissante Virginie et qui passe du larmoyant au menaçant avec talent! J'ai hâte de découvrir les prochains "invités" et leurs prestations. Bien certaine que Bruno Solo qui réalise la fiction, saura les employer à bon escient!
Avec le temps donc et le talent de ses auteurs, je suis certaine que cette série saura gagner et garder l'amour du public. Patience alors et longue vie à Off Prime.
lundi 7 mai 2007
Lendemain de fête...
Après les élections et les résultats que l'on connaît, on a pu voir dans chaque grande ville de France des centaines de jeunes hurler, casser, brûler... au risque de se faire encore traîter de racaille, de se faire karcheriser par ce nouveau président qu'ils haïssent tant. Des images diffusées hier soir en boucle et relayées encore ce matin, comme si les médias avaient besoin de démontrer que les français ont bien fait de voter pour l'autorité. A moins que ça ne soit pour rappeller que ces français qui ne votent pas Sarkozy sont décidemment bien malhonnêtes! Quelques centaines de jeunes sur les 17 millions qui ont voté Ségolène Royal... on reste quand même loin de la révolution annoncée! Mais une voiture brûlée, c'est toujours une voiture de trop. Et c'est inexcusable.
Plus anecdotique et sans rapport avec l'actualité politique, cette pub vantant un rasoir jetable. Trois jolies paires de jambes s'agitant sous le soleil pour vanter les mérites de la marque. Rien de choquant en soi. Sauf que cette pub est passée juste après qu'une jeune femme amputée s'exprime dans un spot pour l'Oeuvre Nationale des Bleuets de France. Association d'image désastreuse et préjudiciable aussi bien pour l'un que pour l'autre selon moi. Inexcusable encore une fois.
jeudi 3 mai 2007
Envoyé Spécial Séries!
Ce
soir, à 20h50, le magazine Envoyé Spécial sur France 2 propose un reportage sur
les séries américaines. Comment naissent-elles, comment rassemblent-elles autant
de téléspectateurs et comment sont-elles tournées ? Le phénomène est si
important outre-atlantique qu’il suscite un engouement international!
Les
moyens n’étant pas les mêmes en France, nos productions à nous se vendent très
bien dès lors qu’elles ont cette « french touch » : Sous le
soleil rebaptisé Saint Tropez pour l’étranger ou Monte-Cristo de Josée Dayan
avec Gérard Depardieu… difficile en effet de vendre Navarro ou Julie Lescaut
quand on peut acheter Les Experts et autres excellentes séries policières américaines.
TF1 ne se contente d’ailleurs pas d’acheter ces dernières pour compléter son
panel de séries policières bien françaises, elle les adapte : R.I.S.
Police scientifique, une série pourtant d’origine italienne mais repensée façon
Les Experts à la sauce lyonnaise ou encore Paris, Enquêtes Criminelles,
diffusée pour la première fois ce soir avec Vincent Perez qui reprend le rôle
de Vincent D’Onofrio dans New-York, Section Criminelle.
Heureusement, on a pu aussi découvrir, grâce à France 2 que notre pays était aussi capable d’innover en matière de fiction. L’excellent Frédéric Diefenthal par exemple, qu’on avait pu voir déjà dans Clara Sheller, s’est également révélé dans le récent David Nolande. Si les acteurs de cinéma osent enfin faire de la (bonne) télé, on peut espérer que nos chaînes se donnent enfin les moyens de produire de la fiction française originale ! Pour la plus grande joie de la téléspectatrice que je suis ! Il n’est pas utopique d’y croire puisque même le cinéma français, si longtemps privé de moyens à cause de son propre milieu faussement intellectuel et vraiment narcissique qui préférait en faire un art élitiste, a su se démocratiser avec de grosses productions populaires. Luc Besson qui projette de créer l’un des plus grands studios de cinéma européen sur notre sol va ainsi pouvoir donner les moyens à nos réalisateurs de se « lâcher » comme lui a su déjà si bien le faire et s’exporter avec succès.
mercredi 2 mai 2007
Votez futile!
Incroyable... alors que le débat tant attendu du second tour a lieu ce soir sur TF1 et France 2 simultanément, voilà que M6 décide de ne pas bouger sa grille et maintient le direct de son émission phare. Le jury de la Nouvelle Star est donc puni ce soir! Ainsi que les téléspectateurs qui comme moi, estiment que la politique de notre pays représente un enjeu plus important que l'élimination d'un apprenti chanteur.
Et pourtant, j'apprécie cette émission. Pas autant cette saison que les précédentes mais malgré tout, je la suis quand je peux. Autant dire que je me sens frustrée. Cette émission séduisant davantage les ados que leurs parents, j'imagine que M6 ne perdra pas trop, sinon en part d'audience au moins en appels surtaxés vu que ce sont surtout les jeunes qui votent sur ce type de programme. Magré tout c'est navrant... surtout que le lendemain, on a droit en prime time à une rediff de NCIS, n'aurait-il pas été préférable exceptionnellement d'avancer la série d'un soir et de préférer garder la Nouvelle Star pour demain?
mardi 1 mai 2007
Jour férié sur ma télé
Comme je m'ennuie en ce 1er mai devant ma télé...
D'abord il fait si gris dehors que je ne profiterai pas de cette journée pour me balader.
Ne reste que mon petit écran pour me sortir de là! Sauf qu'il n'y a pas plus déprimant que les programmes télé un jour férié! Evidemment, il y a des films, des "vrais". Parfois comiques. Ou censés l'être. Mister Bean par exemple... absolument navrant. Je zappe donc. Juste avant il y avait la délicieuse Kim Basinger mais le détestable Val Kilmer pour L'affaire Karen McCoy, un film qui date quand même de 1993! On sent qu'ils ont de l'argent chez TF1... On a aussi sur france 2 un téléfilm sur Dalida mais bien que touchée par le drame de sa vie, je commence à me lasser de la voir partout en ce vingtième anniversaire de sa mort! Les tornades de M6 et les crashs aériens de France 5 ne me remontent pas le moral non plus... heureusement que ma soeur est venue me rendre visite aujourd'hui, j'aurais probablement sombré dans l'ennui et le désespoir sinon! Eh oui la téléspectatrice que je suis ne prend pas son pied tous les jours devant la télé et d'ailleurs, elle déteste les jours fériés!
Toutefois, ce soir, je vais regarder avec plaisir l'émission Pékin Express. J'adore le concept de ce jeu. Aventure humaine, voyage dépaysant, cultures différentes et dépassement de soi, il réunit à lui seul toutes les valeurs que l'on serait en droit de demander au service public. Mais c'est M6 qui l'a fait! La chaîne qui a osé le Loft est donc capable aussi du meilleur! Je reparlerais volontiers de cette émission dans un prochain billet mais pour le moment, je vais me contenter de me laisser embarquer avec les participants en Inde, sans avoir besoin de me faire délivrer un passeport!





















